Christina Tosi dans sa cuisine au Momofuku Milk Bar
Lifestyle: FOODISTAS

La Surprise du Chef !

La patte beauté d’une chef pâtissière étoilée.

Avant même d’en faire son métier, Christina Tosi a toujours baigné dans l’univers de la gastronomie : «Dans ma famille, toutes les femmes cuisinent», raconte la chef originaire de Virginie. «Cela a toujours été essentiel pour nous, c’est notre façon de prendre soin de la maison. Et nous partageons une passion pour les desserts. Faire de la pâtisserie, c’est ce qui nous rend heureuses.»

Tout naturellement, elle décroche son diplôme au French Culinary Institute et poursuit sa carrière en tant que chef pâtissière dans des restaurants fancy de New York comme Bouley ou WD-50. Un passage utile qui lui fait réaliser que la créativité lui manque. «Je suis consciencieuse et j’aurais pu rester chef pâtissière dans un restau branché. Mais cela m’a plutôt permis d’aiguiser mon professionnalisme, de comprendre que ma créativité s’exprimait beaucoup mieux dans l’informel et sans me prendre trop au sérieux».

Et l’opportunité s’est présentée. Sa bonne étoile, c’est David Chang, chef de génie à la tête de l’empire des renommés restaurants Momofuku : une bonne dizaine d’adresses entre New-York, Toronto et Sidney et des menus tous plus inventifs aux influences asiatiques. «J’aime beaucoup sa manière de voir les choses et la façon dont il vit sa passion. J’ai donc saisi l’occasion de travailler avec lui, sans trop me poser de questions sur la suite.» Comme quoi, garder la foi finit toujours par payer : la suite est un succès. Après quelques tests en cuisine, David Chang a très vite cerné sa capacité à créer des desserts uniques pour son groupe en plein essor. Un passage dans le restaurant ultra-sélect Ko (seulement 12 places) et une part de tarte aux pommes cuites plus tard, la voilà aux rênes du Milk Bar, l’antre de la pâtisserie, version Momofuku. La Sweet and Salty Crack Pie, les bretzels, les graham cracker-packed Compost Cookies et surtout la cultissime Cereal Milk Ice Cream, donnent juste envie d’avoir Christina Tosi tous les jours chez soi.

Le Milk Bar aujourd’hui c’est : une adresse à Brooklyn, des annexes à New York et Toronto, des apparitions TV régulières, un livre de recette gluten-free à succès, un Cookie créé en collaboration avec la top Karlie Kloss... Et l’étoile ne cesse de monter, avec la publication toute fraîche d’un second livre Milk Life Bar et l’ouverture d’un nouveau corner chez Band of Outsiders à Soho à l’automne prochain.

Le Estée Cookie crée par Christina Tosi.

Le soin :

«Pour commencer, je n’utilise pas de nettoyants visage. Je n’en possède même pas» avoue-t-elle. «J’utilise des lingettes démaquillantes et je rince mon visage à l’eau». Ce qu’elle n’investit pas dans un nettoyant visage, elle le compense dans les crèmes hydratantes. «À la sortie de la douche, j’utilise du beurre de karité très épais pour réparer intensément les mains et les jambes. J’ai toujours une crème pour les mains au travail et quand je voyage, je maintiens l’hydratation en mettant des gants». Son obsession : les crèmes hydratantes donc, et les crèmes solaires pour protéger son teint clair.

Le maquillage :

En cuisine, il fait chaud et ce n’est pas le meilleur environnement pour porter du make up. Mais Christina a trouvé le moyen d’y mettre sa patte beauté. «Normalement, je mets un peu de blush, du liner qui ne filera pas avec l’humidité pour dessiner le regard et du mascara waterproof. J’ai toujours des papiers matifiants, de la poudre et un rouge à lèvres dans mon sac car si j’enchaine avec un rendez-vous, je ne peux pas avoir l’air «sortie de cuisine», même si ça peut avoir un côté romantique…» Après le travail, elle porte le plus efficace des rouge à lèvres, le rouge : «Mes cheveux tendent vers le roux et pendant longtemps, je ne portais pas de rouge, je ne m’y suis mise que très récemment. Et si on ose porter de la couleur sur les lèvres, on n’a pas besoin d’en faire beaucoup plus.»

Les cheveux :

Comme elle doit les attacher une fois dans sa cuisine, les cheveux ne sont pas sa préoccupation principale. Mais cela ne l’empêche pas d’y ajouter sa touche. «Généralement, je fais une tresse ou je les tire en arrière et les fixe avec des pinces invisibles. Je garde quand-même toujours un fer à friser dans le bureau pour leur donner un peu de mouvement si je sors le soir.» Sa couleur est entièrement naturelle. «Ado, j’ai eu une phase ou j’ai voulu devenir auburn, comme Dolores O’Riordan des Canberries, ma mère me l’a interdit ! Elle me disait que j’aurais bien le temps de le faire plus tard, mais je n’ai finalement jamais teint mes cheveux. Je les apprécie beaucoup plus aujourd’hui. Ils s’adaptent aux saisons en s’éclaircissant l’été et en redevenant plus foncé l’hiver.»

Les ongles :

«J’ai toujours un coupe-ongle sous la main, car dans la cuisine, il est très important de les garder courts et clean.» Même si elle ne les vernie jamais quand elle cuisine (c’est interdit par la loi), ses nièces l’ont convertie aux vernis bien bright. «Quand je sais que j’ai quelques jours hors de la cuisine, je pose un rouge brillant sur les mains. Sur les pieds, j’en porte toujours.»

Le parfum :

«Quand j’étais jeune, je ne portais pas de parfum car ma mère avait des tonnes d’allergies. En tant que chef, je n’en porte pas. Le parfum en cuisine déséquilibre et altère la perception des sens.» Ce qu’elle parfume, c’est son intérieur, avec des arômes d’ingrédients frais comme le concombre, le citron-verveine et la menthe. Pour le soir, sa fragrance est loin d’être conventionnelle : «Je suis fan de l’odeur de mon spray anti-humidité pour cheveux. Et tout le monde me dit que je sens bon, alors, c’est devenu mon parfum du moment !»

Les plaisirs essentiels :

«Je cours partout, je marche toute la journée, je fais du vélo et je passe la plupart de mon temps debout. Tout mon poids repose sur mes pieds, c’est donc eux que je chouchoute le plus. Toutes les semaines, je fais des pédicures spa qui incluent des massages, pendant 1h30 minimum (si ça dure moins longtemps, c’est signe qu’elle ne sera pas bien faite), chez Pastel, un salon mani-pedi que David Chang m’a recommandé (scoop, c’est un client régulier !), à deux pas du Milk Bar de East Village. Je porte beaucoup de choses pendant la journée, mon dos est sujet aux nœuds et au stress. Je fais un massage par semaine, soit le soin Deep Tissue au Great Jones Spa, sinon, ceux de Chinatown sont aussi excellents, et bien moins chers.»

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